Le secret pour toujours atteindre ses objectifs

Les êtres humains, en tout temps et tout lieu, se sont toujours fixé des objectifs dans la vie. Certains y parviennent, mais d’autres, malgré tous les « efforts » qu’ils mettent en œuvre, n’y parviennent pas.

A observer de près les « winners » (ceux qui réussissent) et les « loosers » (les perdants), plusieurs différences apparaissent chez ces deux types de personnes.

Ceux qui réussissent ont souvent « une bonne idée ». Une seule. Et pendant un temps, ils s’y investissent corps et âme.

Dans la quête de l’atteinte de ses objectifs, il est impératif de bien définir au départ, ce qu’on se donne comme objectif.

 

 

Il est important de ne pas disperser ses forces en essayant de tout faire en même temps.

  • Ayez une seule bonne idée et vous réussirez
  • Définissez d’abord votre but et ce que vous voulez entreprendre
  • Ne dispersez pas vos forces
  • Soyez toujours à ce que vous faites. Soyez tout entier à ce que vous faites

Rien de grand en ce monde ne s’est bâti sans attention soutenue à un objectif.

"La seule manière valable d’étudier, dit Sydney Smith, est de lire en s’absorbant tellement dans sa lecture que l’heure du dîner paraisse venir beaucoup trop vite, de s’identifier si bien avec ce qu’on lit, qu’il faille 2 ou 3 secondes avant de réaliser où l’on est lorsque quelqu’un frappe à la porte."

"La qualité fondamentale, sûre, indispensable de toute étude est la concentration, a dit Charles Dickens. Mes facultés d’invention, mon imagination n’auraient jamais pu me servir comme elles l’ont fait si je ne m’étais astreint journellement, patiemment, laborieusement à concentrer mes pensées."

À quelqu’un qui, dans une autre occasion, lui demandait le secret de son succès, il répondit : "Je n’ai jamais rien entrepris sans m’y donner tout entier." "Sois tout entier à ce que tu fais, écrivait Joseph Gurney à son fils, tout entier à tes études, tout entier à ton travail, tout entier à tes jeux."

Ne jouez pas avec votre avenir.

"Je me mets à mon travail, dit Charles Kingley comme s’il n’y avait rien d’autre à faire dans le monde. C’est le secret de tous les bons travailleurs. Mais la plupart d’entre eux ne peuvent l’appliquer à leurs amusements."

Beaucoup d’hommes ne s’élèvent jamais parce qu’ils restent "bons à tout faire" sans se spécialiser en rien.

"Bien des personnes, en me voyant engagé dans la vie active, dit Edward Bulwer Lytton, m’ont demandé : Quand trouvez-vous le temps d’écrire tous vos livres ? Comment parvenez-vous à abattre autant d’ouvrage ?

Ma réponse vous étonnera. Je leur ai dit : Je réussis à faire autant d’ouvrages en ne faisant jamais trop de choses à la fois. Pour pouvoir bien travailler, il ne faut pas se surmener ; car lorsqu’on abat trop d’ouvrage un jour, la fatigue empêche de bien travailler le lendemain. Lorsque j’ai commencé à étudier réellement et sérieusement, ce qui n’est arrivé que lorsque j’ai quitté le collège, je puis dire que j’ai lu autant que la plupart des hommes cultivés de mon temps. J’ai aussi beaucoup voyagé, je me suis occupé de politique et des différentes affaires de la vie, et en plus de tout ceci j’ai publié environ soixante volumes dont quelques-uns exigeaient des recherches spéciales.

Et combien pensez-vous que j’ai consacré de temps, en règle générale, á étudier, à lire et à écrire ? Pas plus de trois heures par jour, et pas même autant lorsque le Parlement était assemblé. Mais pendant ces 3 heures, je donnais toute mon attention à ce que je faisais."

Concentrez vos énergies sur un seul but si vous voulez réussir

S.T. Coleridge possédait une magnifique intelligence, mais il n’avait aucun but défini. Il vivait dans une atmosphère de dissipation mentale qui consumait ses forces, et sa vie fut à plusieurs égards un insuccès. Il vivait de rêves, et mourut en rêvassant. Il formait constamment des projets et prenait des résolutions, mais jusqu’au jour de sa mort, il ne les mit jamais à exécution. Il était toujours sur le point de faire une chose, mais il ne le faisait jamais. "Coleridge est mort, écrivait Charles Lamb, et il laisse derrière lui plus de 40.000 travaux sur la métaphysique et la théologie, mais aucun d’eux n’est achevé !"

Tout grand homme est devenu grand parce qu’il a concentré ses énergies sur un seul but.

Hogarth fixait son attention sur un visage jusqu’à ce qu’il fût gravé dans sa mémoire et qu’il pût le reproduire à volonté. Il étudiait et examinait chaque objet aussi attentivement que s’il ne devait jamais le revoir, et cette habitude le rendit capable de développer ses œuvres dans tous leurs détails.

La manière de penser de son temps est reflétée dans tous ses ouvrages. Il n’était cependant pas un homme de grande culture et ne se distinguait en rien, sauf dans l’art d’observer.

Ayez une préoccupation unique

Alors qu’une immense procession traversait Broadway, que les rues étaient bondées et que les musiques jouaient bruyamment, Horace Greeley trouva le moyen de s’asseoir sur les escaliers de la maison Astor et d’écrire pour la New-York Tribune, en se servant du fond de son chapeau comme d’un pupitre, un article qui fut cité et apprécié au loin.

Offensé par un article mordant, un gentleman se présenta au bureau de la Tribune et demanda à voir le rédacteur. On l’introduisit dans le petit sanctuaire où Horace Greeley, la tête penchée sur son papier, écrivait rapidement. Le visiteur fâché demanda s’il était bien en présence de M. Greeley. "Oui, Monsieur, que désirez-vous ?" répondit l’éditeur, d’un ton bref, sans lever la tête. Alors, sans respecter les règles élémentaires de la politesse et du savoir-vivre, l’homme en colère se mit à l’invectiver.

Pendant ce temps, Greeley continuait à écrire. Pages après pages s’alignaient sur le pupitre, sans que les traits de l’écrivain subissent le moindre changement, et sans qu’il parût prêter la moindre attention au visiteur.

Finalement, au bout d’environ une demi-heure du discours le plus véhément qu’eût jamais entendu le cabinet d’un éditeur, le gentleman s’arrêta et se dirigea vers la porte. Alors, pour la première fois, M. Greeley leva la tête, quitta son fauteuil, et frappant familièrement sur l’épaule du visiteur, lui dit d’un ton plaisant : "Ne vous en allez pas, mon ami ; asseyez-vous et videz votre sac ; cela vous fera du bien. D’ailleurs, cela ne me gêne aucunement ; cela m’aide au contraire. Ne vous en allez pas."

Une préoccupation unique, voilà ce qui caractérise toujours les hommes qui réussissent.

Faire trop de choses à la fois, le manque de concentration et de stabilité causent l’échec

"Daniel Webster, disait Sydney Smith, est pour moi une machine à vapeur habillée." Comme Adams le suggère, Lord Brougham, de même que Canning, avait trop de talents. Et quoiqu'en sa qualité de magistrat il parvînt à la plus haute fonction, celle de Lord Chancelier d’Angleterre, et méritât les applaudissements des hommes savants pour ses investigations dans le domaine de la science. Sa vie en somme ne fut pas un succès. Il était de tout, mais jamais longtemps de chaque chose. Avec toutes ses capacités, il n’a laissé aucune trace durable dans l’histoire ou la littérature.

Miss Martineau dit : "Lord Brougham était dans son château de Cannes quand des daguerréotypes parurent. Un artiste voulut prendre une vue du château avec un groupe d’invités sur la terrasse. Il demanda à Sa Seigneurie de se tenir pendant 5 secondes parfaitement tranquille. Lord Brouhgam le promit, mais hélas ! il ne le fit pas, et il y eut un nuage à l’endroit où il aurait dû figurer.

"Il y a quelque chose de prophétique dans ce fait, continue Miss Martineau. Dans l’histoire de notre siècle, cet homme aurait dû être la figure centrale. Mais grâce à son manque de stabilité, il y aura toujours un nuage à la place où Lord Brougham aurait dû être.

Combien de vies ressemblent à des nuages, grâce à leur manque de concentration et de stabilité !"

La poursuite inlassable d’un seul but assure le succès

Fowell Buxton attribuait ses succès à des moyens tout ordinaires, alliés à une application extraordinaire, et à ce qu’il se donnait tout entier à une seule chose à la fois. C’est toujours la poursuite inlassable d’un seul but qui assure le succès. Non multa, sed multum – pas beaucoup de choses, mais beaucoup d’une seule chose, tel était le motto de Coke.

C’est la pointe presque invisible d’une aiguille, la lame tranchante d’un rasoir qui ouvrent la voie à la masse qui suivra. Sans la pointe ou la lame, la masse serait inutile.

C’est l’homme qui suit une seule voie de travail, qui se fraie un chemin à travers les obstacles et obtient de brillants succès.

Lorsqu’un enfant apprend à marcher, il va droit son chemin si ses yeux sont fixés sur un point ou un objet à atteindre. Détournez son attention, et il tombe.

On ne demande pas au jeune homme qui, de nos jours, cherche une position, quel collège il a fréquenté ou quels ont été ses ancêtres. La question qu’on lui pose est celle-ci : "Que pouvez-vous faire ?" – C’est une éducation spéciale qui lui est demandée. La plupart des hommes qui se trouvent à la tête de grandes entreprises y sont arrivés pas à pas, en commençant par les occupations inférieures que nécessitent ces entreprises.

"Je sais qu’il peut terriblement travailler", disait Cecil de Water Raleigh, pour expliquer ses récents succès.

La puissance de concentration : base de tous les grands succès

En règle générale, ce que le cœur désire ardemment, la tête et les mains le lui obtiennent. Les courants qui amènent la fortune, le succès, obéissent à des règles aussi fixes que celles qui régissent les marées.

À la base de tous les grands succès, nous retrouvons la puissance de concentration qui rive toutes les facultés à la poursuite d’un seul but, la persévérance en dépit de toutes les difficultés, et le courage qui rend capable de supporter sans faiblir toutes les épreuves, les désappointements et les tentations.

Les chimistes nous affirment qu’il y a, dans une seule acre de terrain herbeux, assez de force emmagasinée pour faire mouvoir tous les moulins, toutes les locomotives et toutes les machines du monde si seulement on pouvait concentrer cette force sur le piston d’une machine à vapeur.

Mais comme elle est au repos, aux yeux de la science, elle est comparativement sans valeur.

Le Dr. Matthews dit que l’homme qui s’occupe de trop de choses perd bientôt son énergie, et avec son énergie, son enthousiasme.

Formez un plan, ayez un but et travaillez pour l’atteindre

"Ne vous livrez pas aux spéculations, dit Waters. Formez un plan, ayez un but, puis travaillez à l’atteindre. Apprenez tout ce qui le concerne et vous réussirez. Ce que j’entends par se livrer à la spéculation, c’est étudier beaucoup de choses sans but, dans l’idée qu’elles pourront être utiles un jour.

Cela ressemble à la conduite d’une femme qui acheta, dans une vente aux enchères, une plaque de cuivre portant le nom de Thompson avec l’idée qu’elle pourrait servir un jour !"

Un but défini est la caractéristique de tout art. Il n’est pas le plus grand, le peintre qui développe le plus grand nombre d’idées sur une seule toile et donne à toutes ses figures une importance égale. Le plus grand, c’est l’artiste qui, par la plus grande variété, exprime la plus grande unité, qui développe l’idée conductrice dans la figure centrale, et fait converger vers elle toutes les figures secondaires, ainsi que la lumière et les ombres.

De même dans une vie bien équilibrée, quels que soient le développement ou la culture, il y a une volonté centrale, à laquelle sont soumises toutes les facultés. Dès que notre monde fut sorti du chaos, une idée centrale convergeant vers un but bien déterminé, se fit jour. Chaque feuille, chaque fleur, chaque cristal, chaque atome tendit vers le summum de la création – l’homme.

Visez bien ce que vous voulez atteindre

On conseille souvent aux jeunes gens de viser haut. Il ne faut cependant viser que ce que l’on veut atteindre. Un but général n’est pas suffisant. La flèche ne va pas errer à la recherche de son chemin, mais elle vole droit au but.

L’aiguille aimantée ne pointe pas toutes les étoiles du ciel pour voir celle qu’elle aime le mieux. Toutes cependant l’attirent. Le soleil, les planètes, les étoiles cherchent à la séduire et à gagner ses affections ; mais l’aiguille, fidèle à son instinct, pointe invariablement l’étoile polaire, sans se soucier du beau temps ou de l’orage.

Car, tandis que toutes les autres étoiles doivent suivre leurs cours autour de leurs grands centres, à travers tous les âges, l’étoile polaire seule, distante au-delà de toute compréhension humaine, depuis plus de 25.000 années, reste stationnaire pour tous les buts pratiques de l’homme, non seulement pour un jour, mais pour un siècle.

Ainsi, le long de notre vie, d’autres luminaires chercheront à nous détourner de notre but, de la voie de la vérité et du devoir. Mais, ne permettons à aucune lune brillant d’une lumière empruntée, à aucun astre qui rayonne mais ne peut conduire, de détourner l’aiguille de notre volonté de son étoile polaire, le but à atteindre.